C’est une performance extraordinaire que Diane Wolf, courant sous les couleurs d’ADDACTIS Group, a réalisé lors de sa dernière compétition. Terminant le marathon de Paris le 3 Avril dernier en seulement 2h52, elle s’est classée 17e femme et surtout 3e française ! La sportive, très engagée, a ainsi pu récolter des fonds au profit de l’ARSEP, une association spécialisée dans la recherche contre la sclérose en plaque.

Découvrez donc sans plus attendre, tout ce qu’il faut savoir sur notre amoureuse de course à pied préférée !

Diane Wolf chez ADDACTIS Group

Nous avons eu l’honneur d’accueillir Diane !

Le parcours d’une championne

ADDACTIS Group : Bonjour, Diane, pour commencer pourriez-vous nous parler un peu de vous ?

Diane Wolf : Bonjour, je suis Diane Wolf, maman de deux filles et passionnée de sport. Dans la vie professionnelle, je suis conductrice de ligne dans une usine d’agroalimentaire sur Roanne. Mon entreprise, Valentin Traiteur, est d’ailleurs l’un de mes sponsors : son dirigeant a été le premier à me parrainer pour les compétitions. Quand je ne m’entraîne pas, j’aime cuisiner et lire. Je lis beaucoup. Mais mon passe-temps favoris reste bien sûr le sport !

AAG : Quel a été votre parcours sportif jusqu’à aujourd’hui ?

Diane Wolf : J’ai commencé les compétitions en 2008. Avant cela, je courais déjà régulièrement. J’ai d’abord débuté en 2007 avec des petits footings tous simples puis j’y ai pris goût ! En fait, à la base je ne faisais pas spécialement d’activité sportive. Mais mon mari, que j’ai rencontré en 2005, a de son côté un grand passé de sportif et pratique beaucoup de sport. C’est comme ça qu’un jour j’ai mis des baskets et j’ai décidé de courir avec lui. Il a trouvé que je m’en sortais bien et est ainsi devenu mon entraîneur ! Depuis, j’enchaîne les compétitions.

Je suis d’abord partie sur des courses de 10 km et sur du cross-country, c’est-à-dire des courses un peu plus courtes où il faut faire preuve de rapidité. Et donc depuis 2008, j’ai accédé à toutes les finales en championnat de France dans cette discipline. Et en 2012 je me suis lancée dans le marathon tout en continuant les semi, les 10km, les cross et aussi les trails que j’affectionne tout particulièrement.

Mon premier marathon de Paris a été celui de 2014 et celui de cette année, avec ADDACTIS Group, est le deuxième. Je ne me limite pas qu’à la France : j’ai aussi fait un marathon à Shanghai en décembre 2013.

Entraînements et courses : l’organisation du quotidien

AAG : A quelle fréquence vous entraînez-vous ? Avez-vous une journée type à nous donner ?

Diane Wolf : Je m’entraîne 6 jours sur 7 à l’approche des compétitions. Mais sinon je cours très régulièrement, je fais des footings. Quand j’ai préparé le marathon de Paris, je me suis entraînée pendant 3 mois avec : un footing de 40 minutes à jeun le matin puis une séance le soir de 1h10 environ avec footing et VMA plus ou moins longues : de 400m à 1000m avec des répétitions de 8 à 15 fois puis à nouveau du footing. Il y a d’abord des semaines avec des séances très longues et intensives puis les deux dernières semaines avant la performance, je change de rythme pour faire ce qu’on appelle les semaines de « régénération » : je vais alléger le travail avec moins de séances et des courses moins longues pour mieux récupérer et être en état de « fraîcheur » pour le jour J.

En ce qui concerne mon régime alimentaire, je ne me prive pas mais il y a des choses que j’évite de manger pour être en forme pour le grand jour. Déjà, j’évite tout ce qui est sucres. Je ne bois jamais de soda par exemple. Une semaine avant compétition, je ne consomme pas de laitages, ni de pain blanc, je mange beaucoup de fruits et féculents surtout les trois premiers jours. Les pâtes j’évite, je préfère les céréales naturelles comme le riz complet. Aucun légume trois jours avant la course. Après, chacun a ses habitudes mais ce régime me convient très bien.

Diane Wolf championne de course Ö pied

Notre championne sait apprécier chacune de ses courses !

AAG : Qu’est-ce qui vous motive le plus ?

Diane Wolf : Ce qui me motive : le dépassement de soi ! Pouvoir finir chaque course, me dire que je l’ai fait ! C’est bien plus important que le chrono en lui-même. Mais ce qui me motive encore plus, ce sont mes filles. Voir la joie et la fierté dans leurs yeux, leur soutien est le plus important pour moi. Elles m’encouragent dans toutes les courses et viennent me voir. Elles commencent d’ailleurs à courir. Courir ensemble, c’est quelque chose qui nous lie, ça nous rapproche. Le plus important n’est pas d’être un champion mais de faire tout ça ensemble. Et courir pour une cause c’est aussi fédérateur. Ça crée l’esprit d’équipe.

Ce que j’aime avec la course à pied c’est que c’est accessible et ça pousse à réfléchir sur soi-même, sur ce dont on est capable.

La course : bien plus qu’un simple sport

AAG : Quel ou quelle sportive admirez-vous le plus ?

Diane Wolf : Christelle Daunay ! C’est mon modèle ! Je l’admire beaucoup. Malheureusement je n’ai jamais eu l’occasion de discuter avec elle. J’adorerai la rencontrer, pourtant, c’est mon rêve ! En plus, elle était à Paris pour le marathon. Mais je n’ai pas osé lui parler… je suis quelqu’un de très timide.

AAG : Que ressentez-vous avant une course ?

Diane Wolf : Beaucoup de stress et un peu de peur. Mais surtout une grande fierté car participer à une course est émouvant. On peut être fier de se dire « je cours » car certaines personnes ne peuvent pas, pouvoir faire du sport est une chance.

AAG : Quel a été votre meilleur souvenir de course ? Et le pire ?

Diane Wolf : Je dirais que j’ai deux meilleurs souvenirs. D’abord il y a le marathon de Lyon en 2012. C’était mon premier marathon ! J’ai fini 3e mais dans un état pitoyable. Mes amies m’avaient fait une surprise en se plaçant tout au long du parcours pour m’encourager. Mais le mieux dans tout ça, c’est d’avoir été avec mes filles, d’avoir franchi la ligne d’arrivée avec elles. C’était vraiment très beau.

Le deuxième c’est celui d’Annecy en 2013 où j’ai fini 2e et meilleur chrono Rhône-Alpes. J’ai gagné le voyage pour faire le marathon de Shanghai. C’était tellement inattendu !

Concernant le pire souvenir, je n’en ai aucun ! Je ne regrette rien et je suis heureuse de participer à chaque course, quelle que soit l’issue. J’ai toujours été bien entourée, mes amis et ma famille sont toujours là. Je crois que c’est ça la passion. On aime toujours ce qu’on fait, peu importe ce qui arrive.

AAG : Et votre plus gros challenge ?

Diane Wolf : Ca a été de courir pour une bonne cause avec ADDACTIS Group. C’est la première fois qu’on me fait cette proposition. Courir pour ceux qui ne peuvent pas, aider l’ARSEP, ça a été un gros challenge et ça m’a fait vraiment plaisir. Je suis contente d’avoir pu aider cette association.

J’espère de tout cœur pouvoir renouveler cette expérience.

Diane Wolf en pleine course Ö Lyon

Diane en pleine performance dans la région de Lyon.

AAG : Quels autres sports pratiquez-vous ?

Diane Wolf : Tous les sports qui donnent une sensation de liberté ! Vélo, course à pied, randonnée. J’adore être au contact de la nature et pouvoir m’évader. L’été je fais des trails, je me sens en harmonie et je me ressource de cette façon.

AAG : Quelles sont vos ambitions pour la suite ?

Diane Wolf : Continuer de courir et battre mon record sur le marathon : je vise les 2h50 ou les 2h48 dans l’idéal ! Mon prochain marathon sera celui de New York en Novembre 2016, ce sera la première fois. Et comme je l’ai dit auparavant, j’envisage de faire quelque chose pour la leucémie. Je ne sais pas encore sous quelle forme mais ça me tient vraiment à cœur !

Conseils pour se lancer dans la course et devenir un champion !

AAG : Quel matériel recommandez-vous ? Utilisez-vous des objets connectés pour le sport ?

Diane Wolf : Déjà une bonne paire de baskets, peu importe la marque. En magasin, un bon vendeur doit être mesure de vous conseiller pour avoir des chaussures adaptées à votre taille, poids, morphologie et pratique sportive. C’est indispensable pour éviter les blessures. Pour la tenue, privilégiez des tissus respirants et légers, pas de coton ! Pour le matériel connecté, je n’en ai pas. En fait, je n’aime pas ça car je trouve que ça distrait. Il est important d’écouter son corps et d’aller à son rythme ! En plus si vous mettez par exemple votre téléphone dans votre poche ou sur un brassard, ça vous déséquilibre. Il faut avoir le même poids des deux côtés du corps si on ne veut pas risquer d’avoir une tendinite.

AAG : Dernière question, quels sont vos conseils pour des champions en herbe ?

Diane Wolf : Courir pour le plaisir ! C’est le plus important. Plus que le côté compétition, c’est le bien être qui importe. Pour faire une belle course, il faut bien s’équiper, avoir une tenue adaptée plus qu’esthétique. Et le tout c’est de courir pour s’amuser, pour être bien. Il faut être fier de ce que l’on accomplit, se dire qu’on fait ce que d’autres ne peuvent pas, avoir conscience de cette chance.

Quand je cours, je pense à ceux que j’aime. Même si je fini dernière, je sais que mes filles seront contentes pour moi et ça, ça me fait plaisir ! Voilà le plus important à mes yeux, voilà ce qu’est une bonne course !